Aujourd’hui, étant donné le prix de l’immobilier, si vous avez plus de 2 enfants, il y a de fortes chances que vos petits amours doivent partager la même chambre, au moins durant quelques années. Cette situation courante plus difficile à gérer dans la tête des parents que dans celle de leurs enfants mérite quelques réflexions et conseils.

Les tendances

Le partage des chambres était courant il y a quelques dizaines d’années, mais aujourd’hui il est parfais décrié. Pourquoi ? Tout simplement parce que la famille française moyenne comporte 2 enfants, que nous sommes plus à l’écoute de ces enfants et que nous sommes dans une société qui prône l’épanouissement individuel ; du coup, si vous écoutez certains parents et certains médias, l’enfant, pour être heureux, a besoin d’une chambre bien à lui dans laquelle son intimité sera respectée, avec si possible télé, ordinateur, bureau, téléphone…

Pour ce qui est de la chambre, nous allons en parler ci-dessous ; pour le reste, d’après moi, n’y pensez plus jusqu’à sa majorité.

Les besoins

Comme en matière d’éducation, nous avons confondu, ces dernières années, les besoins d’un adulte avec ceux d’un enfant. Un adulte a besoin d’intimité. Un adolescent, également. Mais un enfant a besoin d’une chambre accueillante, rassurante, pleine de jouets, ce qui est compatible avec la présence d’un frère ou d’une sœur. J’irai même plus loin : les enfants réclament de dormir à côté de leur frère et sœur, car les nuits sont moins effrayantes à deux. De plus, les enfants n’aiment pas la solitude, mais le partage des jeux.

Donc ne vous culpabilisez pas, et n’écoutez pas les mauvais esprits, les enfants qui partagent la même chambre ne sont pas malheureux, bien au contraire ; ils vont développer complicité et partage. Ce n’est que vers 10-11 ans qu’ils auront besoin d’un espace à eux.

Les solutions pour une chambre partagée

L’aménagement de la chambre

Pensez aux lits superposés ou en hauteur, qui font gagner de l’espace : leur prix sont abordables : mais prenez-les de préférence séparables pour parer à toute éventualité. Vos enfants veulent avoir un petit jardin secret : autorisez-les à jouer sur leur lit (chacun le sien) et donnez-leur une boite au trésor dans laquelle ils pourront mettre ce qu’ils voudront, ou une étagère rien qu’à eux dans leur placard. Certains parents choisissent de mettre 3 ou 4 enfants dans la même chambre, et de faire une salle de jeux commune à côté : pourquoi pas ? Vous pouvez également faire des espaces séparés avec des rideaux ou des meubles, si vos enfants sont plus grands.

La répartition

Vous pouvez réunir vos enfants par âge, mais aussi par sexe, ou pourquoi pas par affinités. Chaque situation et chaque famille est différente. Mais n’oubliez pas que des enfants d’âge fort différent peuvent partager leur chambre et y tirer un grand bénéfice ; même remarque pour des enfants de sexe différent : un frère et une sœur jouent très bien ensemble, et pendant la petite enfance prennent même leur bain ensemble ; ensuite quand l’âge de la pudeur arrive, ils ne se promèneront pas tout nus dans leur chambre, mais iront s’habiller dans la salle de bain, ce qui est plutôt une bonne habitude.

Certains me répondront que leurs enfants se disputent sans arrêt et sont jaloux les uns des autres ; je leur répondrais que les cloisonner chacun dans une chambre ne changera rien, il faudra bien qu’ils apprennent à vivre ensemble.

Chaque parent doit bien sûr être vigilant à accorder du temps à chaque enfant, à le valoriser, à le préparer à l’arrivée d’un nouveau bébé, mais cela quel que soit le nombre de chambre disponible : la jalousie, les disputes et les difficultés de vivre ensemble existent toujours dans une famille.

Mais le soir, lorsque vous éteignez la lumière de leur chambre, et que vous les entendez rire et chahuter ensemble, je sais par expérience (mon fils et ma fille partagent le même chambre), que même lorsque cela fait 5 fois que vous retournez leur dire que « çà suffit maintenant » en fronçant les sourcils pour vous donner un air plus sérieux, vous êtes tout attendri(e) de voir leur complicité.

C’est pour ce genre de moments-là que nous avons voulu une grande famille, non ?

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